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Note médicale importante : Cet article est informatif et ne remplace en aucun cas l'avis de votre oncologue, gynécologue ou médecin traitant. Toute décision concernant la ménopause après un cancer hormono-dépendant doit être prise en concertation avec votre équipe de soins, qui connaît votre dossier, le type de cancer, le statut des récepteurs hormonaux et vos traitements en cours (tamoxifène, inhibiteurs de l'aromatase...).

Ménopause après un cancer hormono-dépendant : les solutions sans hormones

Cancer du sein, de l'endomètre ou de l'ovaire hormono-dépendant : ni le THS, ni les plantes qui agissent sur les récepteurs aux œstrogènes (soja, trèfle rouge, actée à grappe noire...) ne sont recommandés. Voici les solutions non hormonales validées pour traverser cette étape en sécurité, avec votre équipe oncologique.

🎗️ Cancer hormono-dépendant 🚫 Sans hormones 🌿 Sans phytoestrogènes 💊 Solutions validées 🩺 Avis oncologue requis

Un cancer du sein, de l'endomètre ou de l'ovaire hormono-dépendant change radicalement les règles du jeu face à la ménopause. La chimiothérapie, les agonistes de la GnRH ou les inhibiteurs de l'aromatase provoquent souvent une ménopause brutale, précoce et particulièrement intense — au moment même où le traitement hormonal substitutif et les plantes hormono-actives sont contre-indiqués. Beaucoup de femmes se sentent alors démunies : les solutions classiques qu'on leur suggère (THS, isoflavones de soja, actée à grappe noire) ne sont tout simplement pas des options pour elles.

Cet article recense les solutions non hormonales validées par la recherche pour les bouffées de chaleur, le sommeil, la sécheresse vaginale et le bien-être psychologique — ainsi que la liste des plantes et compléments à éviter, et pourquoi. Chaque option doit être discutée avec votre oncologue, en tenant compte de votre traitement en cours.

Contenu médical relu par l'équipe éditoriale Solsticia · Basé sur la recherche scientifique · Notre démarche →

Pourquoi le THS et les phytoestrogènes sont à éviter

Ce n'est pas une simple précaution : c'est un principe biologique qui s'applique aux deux.

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Cancer hormonosensible (RE+/RP+)

Récepteurs aux œstrogènes ou à la progestérone

Environ 70 à 80% des cancers du sein expriment des récepteurs aux œstrogènes (RE+) et/ou à la progestérone (RP+). Les cellules tumorales de ce type utilisent ces hormones comme « carburant » pour croître. Le traitement vise justement à priver l'organisme de cette stimulation hormonale, le plus complètement possible.

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Pourquoi le THS est contre-indiqué

Apporter des œstrogènes = risque théorique de rechute

Réintroduire des œstrogènes exogènes via un THS pourrait, en théorie, réactiver la croissance de cellules tumorales résiduelles chez une femme aux antécédents de cancer hormono-dépendant. C'est pourquoi le THS classique (estradiol, associations œstroprogestatives) est formellement déconseillé dans ce contexte, sauf situation exceptionnelle validée en réunion de concertation pluridisciplinaire.

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Les phytoestrogènes ne sont pas une alternative sûre

Un mécanisme trop proche pour être anodin

Les isoflavones de soja, le trèfle rouge, l'actée à grappe noire ou le houblon contiennent des composés qui se lient — avec une affinité variable — aux mêmes récepteurs aux œstrogènes. Même si l'effet est plus faible qu'une hormone de synthèse, les données de sécurité à long terme manquent chez les femmes ayant un cancer hormono-dépendant : le principe de précaution s'applique.

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Une ménopause provoquée par les traitements

Chimiothérapie, agonistes GnRH, anti-aromatases

La chimiothérapie peut détruire prématurément la réserve ovarienne (ménopause chimio-induite), tandis que les agonistes de la GnRH mettent les ovaires « au repos » et les inhibiteurs de l'aromatase suppriment la production périphérique d'œstrogènes. Résultat : des symptômes souvent plus soudains et plus sévères qu'une ménopause naturelle.

Plantes et compléments à éviter

Même naturels, ces compléments agissent — au moins partiellement — sur la voie hormonale.

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Isoflavones de soja (compléments) Glycine max
⚠️ Phytoestrogène concentré

Les compléments concentrés (40-80 mg/j) se lient aux récepteurs œstrogéniques, principalement ERβ. Contre-indiqués en cas d'antécédent de cancer hormono-dépendant par la plupart des sociétés d'oncologie.[11]

Runowicz CD et al. (ACS/ASCO), J Clin Oncol 2016[11] — guide clinique de référence pour les soins aux survivantes de cancer du sein : couvre la gestion des symptômes ménopausiques et l'évaluation des compléments alimentaires en contexte post-cancer hormono-dépendant. Les isoflavones concentrées (compléments, non alimentaire) sont incluses dans les substances à évaluer avec l'équipe oncologique.
🩺 À ne pas confondre avec le soja alimentaire — voir l'encadré ci-dessous
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Trèfle rouge Trifolium pratense
⚠️ Phytoestrogène puissant

Riche en formonétine et biochanine A, isoflavones à forte affinité pour les récepteurs œstrogéniques. Explicitement déconseillé en cas de cancer hormono-dépendant, y compris par les fabricants eux-mêmes.[11]

Les isoflavones du trèfle rouge (formonétine, biochanine A) se lient aux récepteurs œstrogéniques (affinité ERβ) par le même mécanisme que les isoflavones de soja — le même principe de précaution oncologique s'applique.[11] En l'absence d'études de sécurité spécifiques chez les patientes post-cancer hormono-dépendant, ces compléments sont à discuter avec l'équipe oncologique avant tout usage.
🩺 Contre-indication mentionnée sur la plupart des notices
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Actée à grappe noire Cimicifuga racemosa
⚠️ Données contradictoires

Son mécanisme semble surtout sérotoninergique, mais des études in vitro suggèrent une possible activité sur les cellules mammaires.[12] Par précaution, à éviter en première intention sans accord explicite de l'oncologue.

Bodinet & Freudenstein, Breast Cancer Res Treat 2002[12] — cette étude in vitro a montré une inhibition de la prolifération des cellules MCF-7 (ER+) par un extrait d'actée. Fritz H et al., Integr Cancer Ther 2014[14] — revue de 26 études : les données actuelles ne permettent pas de conclure à une association avec un risque accru de cancer du sein, mais l'hétérogénéité des résultats justifie une concertation oncologique avant usage.
🩺 Voir la FAQ en bas de page pour le détail
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Houblon Humulus lupulus
⚠️ Phytoestrogène le plus puissant connu

Le 8-prénylnaringénine du houblon figure parmi les phytoestrogènes végétaux les plus actifs identifiés à ce jour.[13] Mêmes contre-indications que les autres phytoestrogènes de cette liste.

Milligan SR et al., J Clin Endocrinol Metab 1999[13] — le 8-prénylnaringénine (8-PN) du houblon affiche une puissance œstrogénique supérieure à celle de la génistéine (soja) ; même profil de contre-indication que les autres phytoestrogènes en contexte oncologique.
🩺 Présent dans certains compléments « sommeil & ménopause »
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DHEA (orale et vaginale) Prastérone
⚠️ Précurseur hormonal

La DHEA est un précurseur qui se convertit en œstrogènes et androgènes dans les tissus périphériques. Y compris sous forme vaginale locale (prastérone), elle nécessite une évaluation individuelle par l'oncologue avant toute utilisation.

Labrie F, Prog Brain Res 2010[15] — la DHEA se convertit localement en œstrogènes et androgènes dans les tissus périphériques via l'intracrinologie, y compris dans le tissu mammaire, indépendamment de la production ovarienne. Ce mécanisme justifie une évaluation oncologique individuelle avant toute utilisation.
🩺 Voir la section sécheresse vaginale plus bas
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Ospémifène SERM oral
⚠️ Modulateur des récepteurs œstrogéniques

Prescrit parfois contre la sécheresse vaginale sévère, c'est un modulateur sélectif des récepteurs aux œstrogènes (SERM) — comme le tamoxifène, mais avec un profil tissulaire différent. Non recommandé en cas de cancer du sein hormono-dépendant.

Portman DJ et al., Maturitas 2014[16] — essai de phase III caractérisant l'ospémifène comme SERM à activité agoniste/antagoniste tissulaire variable (sein, utérus, os). La notice prescripteur (DailyMed – Osphena®) précise que la sécurité de l'ospémifène n'a pas été établie chez les femmes ayant ou ayant eu un cancer du sein : consultation oncologique préalable indispensable avant tout usage.
🩺 Contre-indiqué en cas de cancer du sein selon la notice
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Gattilier (vitex) Vitex agnus-castus
⚠️ Agit sur l'axe hormonal

Modifie la sécrétion de prolactine et agit indirectement sur l'équilibre hormonal via l'axe hypothalamo-hypophysaire. Son usage n'est pas documenté comme sûr dans le contexte d'un cancer hormono-dépendant — à éviter.

🩺 Souvent proposé pour le cycle — non adapté ici
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Ginseng & dong quai Panax ginseng · Angelica sinensis
⚠️ Activité œstrogénique faible mais réelle

Ces deux plantes de la médecine traditionnelle chinoise montrent, in vitro, une activité œstrogénique faible mais mesurable. En l'absence de données de sécurité robustes sur le cancer hormono-dépendant, la prudence est recommandée.

🩺 Souvent associés dans les compléments « ménopause »

Et le soja alimentaire dans tout ça ? Le soja consommé sous forme d'aliments (tofu, edamame, lait de soja) en quantité alimentaire modérée est considéré comme sûr par de nombreuses sociétés savantes, y compris pour les femmes ayant un antécédent de cancer du sein — la dose et la forme (aliment entier vs extrait concentré) font toute la différence. Cela reste néanmoins un sujet débattu selon le statut des récepteurs hormonaux : parlez-en avec votre oncologue avant de faire des choix alimentaires importants.

Solutions non hormonales validées par la recherche

Des options médicamenteuses et non médicamenteuses, spécifiquement étudiées chez des femmes ne pouvant pas prendre d'hormones.

1

Fezolinétant & élinzanétant (antagonistes NK3)

Conçus spécifiquement comme alternative non hormonale

Ces deux molécules bloquent le récepteur NK3 dans l'hypothalamus, sans toucher aux hormones. Elles réduisent les bouffées de chaleur de 65 à 74% dans les essais cliniques, avec un excellent profil de sécurité mammaire — c'est aujourd'hui l'option de première intention la plus étudiée pour cette population.[1][2] → Tout savoir sur l'élinzanétant

Essai SKYLIGHT 1 (Lederman S et al., Lancet 2023) — N=501 femmes, 12 semaines : -65% de bouffées modérées à sévères avec le fezolinétant 45 mg vs placebo. Pour l'élinzanétant, l'essai OASIS 1 & 2 (Johnson KA et al., JAMA 2024) rapporte -74% à 12 semaines sur N=1 068 femmes.
Sans hormones -65 à -74% bouffées
2

Antidépresseurs à faible dose (ISRS/IRSN)

Attention à l'interaction avec le tamoxifène

La venlafaxine, la désvenlafaxine, le citalopram et l'escitalopram réduisent les bouffées de 50 à 60% à faible dose.[3] Attention : la paroxétine et la fluoxétine inhibent fortement le CYP2D6, l'enzyme qui active le tamoxifène — elles sont à éviter chez les femmes sous tamoxifène.[4]

Venlafaxine — Loprinzi CL et al. (Lancet 2000, PMID 11145492) : N=191 survivantes de cancer du sein, réduction de 58% des bouffées vs 27% pour le placebo après 4 semaines. La désvenlafaxine a confirmé des résultats similaires dans des essais ultérieurs. L'interaction paroxétine/tamoxifène est documentée par Stearns V et al. (J Clin Oncol 2005).
-50 à -60% bouffées ⚠️ Éviter paroxétine/fluoxétine + tamoxifène
3

Gabapentine & prégabaline

Utile aussi pour le sommeil

Ces modulateurs du système GABA réduisent les bouffées de chaleur d'environ 45%, avec un effet particulièrement utile la nuit puisqu'ils favorisent aussi l'endormissement.[5] La somnolence est l'effet secondaire principal — une prise en soirée est souvent recommandée.

Gabapentine — Pandya KJ et al. (Lancet 2005, PMID 16139657) : N=420 femmes ayant eu un cancer du sein, 8 semaines. La gabapentine 900 mg/j a réduit la fréquence des bouffées de 49% et leur score composite de 46% vs 15% pour le placebo.
-45% bouffées Prise du soir recommandée
4

Clonidine & oxybutynine

Options de seconde ligne

La clonidine (antihypertenseur) réduit les bouffées d'environ 40%, mais peut causer hypotension et sécheresse buccale.[6] L'oxybutynine, un anticholinergique, atteint environ 50% de réduction — efficace, mais avec un profil d'effets secondaires (bouche sèche, constipation) à surveiller.[7]

Clonidine — Goldberg RM et al. (J Clin Oncol 1994, PMID 8270971) : N=194 femmes sous tamoxifène, -38% vs -25% placebo. Oxybutynine — Sloan JA et al. (J Clin Oncol 2009) et des essais randomisés ultérieurs rapportent -46 à -55% de réduction de la fréquence des bouffées.
-40 à -50% bouffées
5

Thérapie cognitivo-comportementale (TCC)

Preuve solide, aucun effet secondaire

La TCC ne réduit pas nécessairement la fréquence des bouffées, mais diminue significativement leur caractère perturbateur et l'anxiété associée.[8] Particulièrement recommandée chez les femmes en post-traitement d'un cancer, où elle aide aussi à gérer l'anxiété liée à la surveillance.

Essai MENOS 1 — Mann E et al. (Lancet Oncol 2012, PMID 22340966) : N=96 survivantes de cancer du sein, 6 semaines de TCC (4 sessions en groupe ou auto-administrée). Score de « problème lié aux bouffées » réduit de 42% dans le groupe TCC vs 10% pour le contrôle. La fréquence objective des bouffées n'était pas l'objectif principal — c'est la gêne ressentie qui diminue fortement.
Sans effet secondaire Bénéfice sur l'anxiété
6

Hypnose clinique

-68% de bouffées chez des survivantes de cancer du sein (N=60, J Clin Oncol 2008)

Des essais cliniques menés spécifiquement chez des survivantes de cancer du sein ont montré une réduction de 68% de la fréquence des bouffées de chaleur avec des séances hebdomadaires d'hypnose clinique guidée, en plus d'une amélioration du sommeil et de l'humeur.[9]

Elkins G et al. (J Clin Oncol 2008, PMID 18838708) : essai randomisé contrôlé, N=60 survivantes de cancer du sein avec ≥7 bouffées/semaine. 5 séances d'hypnose clinique guidée sur 5 semaines → -68% de fréquence et -74% du score composite (fréquence × intensité) vs contrôle. Amélioration significative du sommeil, de l'anxiété et de la dépression.
-68% bouffées (N=60, survivantes cancer)
7

Acupuncture

Preuve modérée, bien tolérée

Les études montrent des résultats mitigés mais généralement positifs sur la fréquence et l'intensité des bouffées, avec un excellent profil de tolérance.[10] Elle est souvent proposée en complément d'autres approches, y compris dans le cadre de soins de support en oncologie.

Lesi G et al. (étude AIO, J Clin Oncol 2016, PMID 27022113) : N=190 femmes avec cancer du sein sous hormonothérapie, réduction significative des bouffées et amélioration de la qualité de vie vs soins habituels. La revue Cochrane 2022 (Ee C et al.) conclut à un bénéfice modéré sur la fréquence et l'intensité des bouffées, mais avec une hétérogénéité des études — d'où la mention de « preuve modérée ».
Bien tolérée Souvent en soins de support

Sécheresse vaginale : les options sans hormones

La sécheresse vaginale touche une grande majorité des femmes en ménopause induite par le traitement — voici comment la soulager sans recourir aux hormones locales.

Traitements non hormonaux — tableau comparatif

Efficacité et point de vigilance de chaque option, notamment vis-à-vis du tamoxifène et des inhibiteurs de l'aromatase.

🩺 Ces traitements sont tous des médicaments sur ordonnance. Aucun ne s'achète en pharmacie sans prescription. C'est votre médecin ou votre oncologue qui les prescrit — le tableau ci-dessous vous aide à mieux comprendre les options avant d'en parler avec eux.

Traitement Comment ça agit Efficacité bouffées Point de vigilance
Fezolinétant / Élinzanétant Agit sur le cerveau pour calmer les bouffées — sans aucune hormone -65 à -74% Bilan sanguin hépatique à surveiller
Venlafaxine / désvenlafaxine Antidépresseur à faible dose — réduit aussi les bouffées via le cerveau -50 à -60% Compatible avec le tamoxifène
Paroxétine / fluoxétine Antidépresseur à faible dose — mais interagit avec le tamoxifène ~-50% ⚠️ À éviter si vous prenez du tamoxifène
Gabapentine / prégabaline Calmant nerveux — aide aussi à s'endormir ~-45% Somnolence — à prendre le soir
Oxybutynine Médicament qui agit sur la transpiration et les bouffées ~-50% Bouche sèche, constipation possibles
Clonidine Médicament de tension artérielle — réduit aussi les bouffées ~-40% Peut faire baisser la tension

Hygiène de vie et gestion des bouffées

Des leviers non médicamenteux qui font une vraie différence au quotidien.

🥗

Alimentation anti-inflammatoire

Privilégier légumes, poissons gras, fibres. Limiter alcool, caféine et plats épicés, souvent déclencheurs de bouffées.

🏃‍♀️

Activité physique régulière

150 min/semaine d'activité modérée, avec renforcement musculaire — bénéfique pour l'humeur, le sommeil et la santé osseuse.

❄️

Stratégies de refroidissement

Vêtements en couches, tissus respirants, ventilateur portable, literie fraîche — réduisent l'intensité perçue des bouffées.

🌬️

Respiration lente et pleine conscience

La respiration paced breathing (6-8 respirations/min) réduit la fréquence des bouffées de 40% dans plusieurs études.

😴

Hygiène du sommeil

Chambre fraîche, horaires réguliers, écrans coupés le soir — essentiel quand les sueurs nocturnes fragmentent déjà le sommeil.

⚖️

Gestion du poids

Le tissu adipeux produit des œstrogènes via l'aromatase — un poids de forme adapté peut avoir un intérêt à discuter avec votre équipe, notamment sous inhibiteurs de l'aromatase.

Santé osseuse sous inhibiteurs de l'aromatase

Accompagnement psychologique

Traverser un cancer et une ménopause brutale en même temps représente une charge émotionnelle réelle — elle mérite d'être reconnue et accompagnée.

🧠

Thérapie cognitivo-comportementale

Aide à gérer l'anxiété, les bouffées perçues comme perturbatrices, et la peur de la récidive.

🫧

Hypnose clinique

Réduit les bouffées et l'anxiété associée, avec des données spécifiques chez les survivantes de cancer du sein.

🤝

Groupes de soutien

Partager avec d'autres femmes vivant la même double épreuve réduit le sentiment d'isolement.

🧘‍♀️

Pleine conscience (MBSR)

Les programmes de réduction du stress basés sur la pleine conscience diminuent l'intensité perçue des symptômes.

Compléments alimentaires compatibles avec votre situation

Contrairement aux phytoestrogènes à éviter, ces compléments n'agissent pas sur les récepteurs aux œstrogènes — ils ciblent le sommeil, l'inflammation, l'humeur ou la solidité des os. Vérifiez toujours avec votre oncologue avant de commencer.

🦴

Vitamine D3 + K2

Indispensable sous inhibiteurs de l'aromatase qui fragilisent les os. La K2 oriente le calcium vers les os plutôt que les artères.

🌊

Oméga-3 (EPA + DHA)

Propriétés anti-inflammatoires, bénéfiques pour l'humeur et la sécheresse cutanée. Choisir une huile de poisson concentrée, certifiée sans contaminants.

😴

Magnésium bisglycinate

Favorise le sommeil, réduit la tension musculaire et l'anxiété. La forme bisglycinate est mieux tolérée digestivement que l'oxyde de magnésium.

🌙

Mélatonine

Hormone du sommeil naturelle — régule l'endormissement et améliore la qualité du sommeil fragmenté par les sueurs nocturnes. Préférer des doses faibles (0,5–1 mg).

🌸

Safran (extrait standardisé)

Études positives sur l'humeur, l'anxiété légère et la qualité du sommeil — sans activité hormonale détectée. Une des rares plantes étudiées dans ce contexte.

🧘

L-théanine

Acide aminé du thé vert — calme sans endormir en journée, améliore la qualité du sommeil le soir. Sans action sur les récepteurs hormonaux.

🦠

Probiotiques

Souvent perturbé par la chimio ou l'hormonothérapie, le microbiome intestinal joue un rôle dans l'immunité et le confort digestif. Les souches Lactobacillus sont les plus étudiées.

⚠️

Ce qu'il faut éviter dans les rayons

Beaucoup de formules "ménopause" du commerce mélangent les bons ingrédients ci-dessus avec du trèfle rouge, du soja ou de l'actée à grappe noire. Toujours lire la liste complète des ingrédients.

💊 Les dosages précis et le protocole personnalisé (timing des prises, associations, ce qu'il faut demander à votre oncologue) sont disponibles dans l'espace membres Solsticia — voir ci-dessous.

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📚 Sources & études citées

Les références ci-dessous correspondent aux études mentionnées dans le corps de l'article. Elles sont accessibles via PubMed (NIH) ou les revues indiquées. Cet article est à visée informative — il ne remplace pas l'avis de votre médecin ou oncologue.

  1. [1] Lederman S et al. Fezolinetant for treatment of moderate-to-severe vasomotor symptoms associated with menopause (SKYLIGHT 1): a phase 3 randomised controlled study. Lancet. 2023;401(10382):1091-1102. PMID 36924776
  2. [2] Johnson KA et al. Elinzanetant for the treatment of vasomotor symptoms due to menopause (OASIS 1 & 2). JAMA. 2024. — Essais de phase 3, N=1 068 femmes, -74% de bouffées modérées à sévères à 12 semaines.
  3. [3] Loprinzi CL et al. Venlafaxine in management of hot flashes in survivors of breast cancer: a randomised controlled trial. Lancet. 2000;356(9247):2059-63. PMID 11145492 — N=191 survivantes de cancer du sein, -58% de bouffées vs -27% placebo.
  4. [4] Stearns V et al. Paroxetine is an effective treatment for hot flushes: results from a prospective randomized clinical trial. J Clin Oncol. 2005;23(28):6919-30. PMID 16192581 — Inclut la documentation de l'inhibition CYP2D6 et l'interaction avec le tamoxifène.
  5. [5] Pandya KJ et al. Gabapentin for hot flashes in 420 women with breast cancer: a randomised double-blind placebo-controlled trial. Lancet. 2005;366(9488):818-24. PMID 16139657 — N=420, 8 semaines, -49% de fréquence des bouffées (gabapentine 900 mg/j).
  6. [6] Goldberg RM et al. Transdermal clonidine for ameliorating tamoxifen-induced hot flashes. J Clin Oncol. 1994;12(1):155-8. PMID 8270971 — N=194 femmes sous tamoxifène, -38% vs -25% placebo.
  7. [7] Faubion SS et al. Nonhormonal management of menopause-associated vasomotor symptoms: 2023 position statement of The Menopause Society. Menopause. 2023;30(6):573-652. DOI: 10.1097/GME.0000000000002217 — Synthèse des essais sur l'oxybutynine (off-label) montrant -46 à -55% de réduction des bouffées. Goldberg RM et al. cité en [6] couvre la clonidine.
  8. [8] Mann E et al. Cognitive behavioural treatment for women who have menopausal symptoms after breast cancer treatment (MENOS 1): a randomised controlled trial. Lancet Oncol. 2012;13(3):309-318. PMID 22340966 — N=96 survivantes de cancer du sein, -42% du score de gêne liée aux bouffées vs -10% contrôle.
  9. [9] Elkins G et al. Randomized trial of a hypnosis intervention for treatment of hot flashes among breast cancer survivors. J Clin Oncol. 2008;26(31):5022-7. PMID 18838708 — N=60, 5 semaines, -68% de fréquence et -74% du score composite.
  10. [10] Lesi G et al. Acupuncture as an Integrative Approach for the Treatment of Hot Flashes in Women With Breast Cancer: A Prospective Multicenter Randomized Controlled Trial (AIO Study). J Clin Oncol. 2016;34(15):1795-802. PMID 27022113 — N=190. Ee C et al., Cochrane Database Syst Rev 2022 : revue systématique confirmant l'effet modéré.
  11. [11] Runowicz CD et al. American Cancer Society/American Society of Clinical Oncology Breast Cancer Survivorship Care Guideline. J Clin Oncol. 2016;34(6):611-635. PMID 26644543 — Recommande d'éviter les compléments à base d'isoflavones et de phytoestrogènes concentrés chez les survivantes de cancer du sein hormono-dépendant.
  12. [12] Bodinet C & Freudenstein J. Influence of Cimicifuga racemosa on the proliferation of estrogen receptor-positive human breast cancer cells. Breast Cancer Res Treat. 2002;76(1):1-10. PMID 12408370 — Étude in vitro montrant une inhibition de la prolifération des cellules MCF-7 (ER+) par un extrait d'actée à grappe noire ; les données in vitro sont hétérogènes selon les extraits et les modèles cellulaires utilisés.
  13. [13] Milligan SR et al. Identification of a potent phytoestrogen in hops (Humulus lupulus L.) and beer. J Clin Endocrinol Metab. 1999;84(6):2249-52. PMID 10372741 — Identification et caractérisation du 8-prénylnaringénine (8-PN) comme phytoestrogène d'une puissance élevée — l'un des plus actifs d'origine végétale connus.
  14. [14] Fritz H et al. Black cohosh and breast cancer? A systematic review. Integr Cancer Ther. 2014;13(1):12-29. PMID 23439657 — Revue systématique de 26 études in vitro, animales et cliniques : les données actuelles ne permettent pas de conclure à une association entre l'actée à grappe noire et un risque accru de cancer du sein ; l'hétérogénéité des résultats justifie néanmoins une concertation oncologique avant usage.
  15. [15] Labrie F. DHEA, important source of sex steroids in men and even more in women. Prog Brain Res. 2010;182:97-148. PMID 20541662 — Revue de référence sur l'intracrinologie : la DHEA est convertie localement en œstrogènes et androgènes actifs dans les tissus périphériques (dont le tissu mammaire) via des enzymes stéroïdogènes, indépendamment des gonades — mécanisme justifiant l'évaluation oncologique individuelle avant usage.
  16. [16] Portman DJ et al. Ospemifene, a non-oestrogen selective oestrogen receptor modulator for the treatment of vaginal dryness associated with postmenopausal vulvar and vaginal atrophy: a randomised, placebo-controlled, phase III trial. Maturitas. 2014;78(2):91-98. PMID 24679891 — Essai de phase III sur l'ospémifène (N=826) décrivant son profil SERM à activité tissulaire variable. Notice prescripteur complète : DailyMed – Osphena® — sécurité non établie chez les femmes ayant ou ayant eu un cancer du sein.