Mounjaro et ménopause : peut-il aider à perdre du poids ?
Mounjaro and menopause: can it help with weight loss?
Poids, tour de taille, graisse viscérale et force musculaire : comprendre ce que le tirzépatide peut apporter, à qui, et avec quelles limites.
Weight, waist size, visceral fat and muscle strength: understand what tirzepatide may offer, who it is for, and its limitations.
La prise de poids autour de la ménopause est une préoccupation fréquente. Pourtant, parler simplement de « kilos de la ménopause » est réducteur. La ménopause ne provoque pas nécessairement une forte prise de poids à elle seule : vieillissement, diminution progressive de la masse musculaire, dépense énergétique parfois plus faible, sommeil, activité physique et modifications hormonales se combinent.
La diminution des œstrogènes contribue notamment à une redistribution des graisses vers l’abdomen. Dans la cohorte SWAN, la transition ménopausique s’accompagnait d’une accélération du gain de graisse et de la perte de masse maigre, sans accélération parallèle du poids total. Le chiffre de la balance ne raconte donc pas toute l’histoire[1].
À retenir : oui, le tirzépatide peut aider certaines femmes après la ménopause lorsqu’une indication médicale de gestion du poids est présente. Mais la ménopause seule n’est pas une indication, les résultats des essais ne sont pas une promesse individuelle, et un IMC normal avec quelques kilos esthétiques ne correspond pas à cette indication. Préserver la nutrition, la force et la santé compte autant que perdre du poids.
Weight gain around menopause is a common concern. Yet calling it simply “menopause weight” overlooks the bigger picture. Menopause does not necessarily cause substantial weight gain on its own: ageing, a gradual decline in muscle mass, sometimes lower energy expenditure, sleep, physical activity and hormonal changes all interact.
Declining oestrogen contributes to a shift in fat distribution towards the abdomen. In the SWAN cohort, the menopause transition was associated with faster fat gain and lean-mass loss, without a corresponding acceleration in total weight gain. The number on the scales does not tell the whole story[1].
In short: yes, tirzepatide can help some women after menopause when there is a medical indication for weight management. But menopause alone is not an indication, trial averages do not promise an individual outcome, and a normal BMI with a few cosmetic kilos to lose does not meet this indication. Protecting nutrition, strength and health matters as much as losing weight.
Qu’est-ce que Mounjaro ?
Mounjaro contient du tirzépatide, administré par injection sous-cutanée une fois par semaine. Il agit sur deux récepteurs, ceux du GIP et du GLP-1. Cette double action augmente la satiété, diminue l’appétit et les apports alimentaires, ralentit la vidange de l’estomac et améliore la régulation de la glycémie, notamment par ses effets sur l’insuline[2].
C’est un traitement métabolique, pas un traitement hormonal de la ménopause. La prescription, les ajustements et la surveillance relèvent du professionnel de santé ; les doses mentionnées dans les résultats de recherche ci-dessous décrivent un essai, pas une recommandation pour vous.
What is Mounjaro?
Mounjaro contains tirzepatide, given by a subcutaneous injection once a week. It acts on two receptors, GIP and GLP-1. This dual action increases fullness, reduces appetite and food intake, slows stomach emptying and improves blood-glucose regulation, including through its effects on insulin[2].
It is a metabolic treatment, not menopause hormone therapy. Prescribing, adjustments and monitoring are the clinician’s responsibility; doses mentioned in the research findings below describe a trial, not a recommendation for you.
Pour qui est-il autorisé ?
Dans l’Union européenne : Mounjaro est autorisé pour la gestion du poids, perte et maintien, avec une alimentation hypocalorique et une activité physique accrue, chez l’adulte ayant un IMC initial ≥30 kg/m², ou un IMC ≥27 et <30 kg/m² avec au moins une comorbidité liée au poids. Cela peut être une hypertension, une dyslipidémie, une apnée obstructive du sommeil, une maladie cardiovasculaire, un prédiabète ou un diabète de type 2. Une évaluation individuelle reste indispensable : satisfaire un seuil ne rend pas la prescription automatique[2].
Aux États-Unis : les marques n’ont pas les mêmes indications. Mounjaro est indiqué pour le diabète de type 2, chez les adultes et les enfants à partir de 10 ans ; son label actuel inclut aussi la réduction des événements cardiovasculaires majeurs chez certains adultes diabétiques à haut risque. C’est Zepbound, contenant la même substance, qui porte l’indication de réduction et maintien du poids, ainsi que celle de l’apnée obstructive modérée à sévère chez l’adulte avec obésité. Ne transposez pas une autorisation d’un pays ou d’une marque à l’autre[3][4].
Who is it approved for?
In the European Union: Mounjaro is approved for weight management, including loss and maintenance, alongside a reduced-calorie diet and increased physical activity, in adults with an initial BMI ≥30 kg/m², or a BMI ≥27 and <30 kg/m² with at least one weight-related comorbidity. Examples include hypertension, dyslipidaemia, obstructive sleep apnoea, cardiovascular disease, prediabetes or type 2 diabetes. Individual assessment is still essential: meeting a threshold does not make prescribing automatic[2].
In the United States: the brands do not have identical indications. Mounjaro is indicated for type 2 diabetes in adults and children aged 10 and over; its current label also includes reducing major cardiovascular events in certain high-risk adults with diabetes. Zepbound, which contains the same substance, carries the weight-loss and maintenance indication, as well as the indication for moderate-to-severe obstructive sleep apnoea in adults with obesity. Do not transfer an approval from one country or brand to another[3][4].
Une efficacité réelle, des chiffres à contextualiser
Une analyse exploratoire post hoc des essais randomisés SURMOUNT-1, -3 et -4 a étudié la réponse selon le stade reproductif. Ce n’est pas un nouvel essai conçu spécifiquement pour la ménopause, ni une simple étude observationnelle[5].
Dans le sous-groupe postménopausé de SURMOUNT-1, sans diabète, l’abstract rapporte une perte moyenne de poids d’environ 23 % sous tirzépatide contre 3 % sous placebo à 72 semaines. Ce chiffre concerne le bras 15 mg une fois par semaine après titration, pas toutes les doses ni toutes les femmes ménopausées. Le tour de taille a diminué en moyenne d’environ 20 cm contre 4 cm. Les participantes avaient une obésité ou un surpoids avec comorbidité ; l’IMC moyen du sous-groupe postménopausé était de 37,0 et son âge moyen de 58,4 ans[5].
SURMOUNT-1 comptait 581 femmes classées postménopausées tous bras confondus, dont 152 dans le bras 15 mg et 140 sous placebo. Le statut reproductif était reconstruit surtout à partir de l’âge, complété par les antécédents et parfois la FSH : des erreurs de classement restent possibles. L’analyse d’efficacité excluait les données hors traitement ; elle ne reflète donc pas simplement ce qu’obtiendraient toutes les personnes, arrêts compris. L’étude était financée par Lilly.
L’efficacité était observée avant, pendant et après la ménopause, sans influence cohérente cliniquement importante du stade reproductif. Cela ne prouve pas l’équivalence des réponses entre stades. SURMOUNT-3 et -4 apportent des résultats concordants, mais avec des protocoles différents : intervention intensive sur le mode de vie avant -3 ; phase initiale de tirzépatide puis poursuite ou retrait dans -4. Leurs résultats ne doivent pas être regroupés avec le chiffre de 23 %.
La ménopause ne semble donc pas empêcher une réponse au tirzépatide dans les populations étudiées. Cela ne permet ni de prévoir votre perte de poids ni d’extrapoler à une personne de poids normal souhaitant perdre quelques kilos.
Meaningful effects, numbers in context
An exploratory post hoc analysis of the randomised SURMOUNT-1, -3 and -4 trials examined responses by reproductive stage. It was not a new trial designed specifically for menopause, nor simply an observational study[5].
In the postmenopausal subgroup of SURMOUNT-1, without diabetes, the abstract reports an average weight loss of approximately 23% with tirzepatide versus 3% with placebo at 72 weeks. This figure refers to the 15 mg once-weekly arm after titration, not all doses or all postmenopausal women. Average waist reduction was approximately 20 cm versus 4 cm. Participants had obesity or overweight with a comorbidity; the postmenopausal subgroup’s average BMI was 37.0 and its average age was 58.4 years[5].
SURMOUNT-1 included 581 women classified as postmenopausal across all arms, including 152 in the 15 mg arm and 140 receiving placebo. Reproductive status was reconstructed mainly from age, supplemented by medical history and sometimes FSH: misclassification remains possible. The efficacy analysis excluded off-treatment data, so it does not simply represent what everyone would achieve, including those who stopped treatment. The study was funded by Lilly.
Effectiveness was observed before, during and after menopause, without a consistent clinically important influence of reproductive stage. This does not prove equivalence between stages. SURMOUNT-3 and -4 provide broadly consistent findings, but their protocols differ: an intensive lifestyle intervention preceded -3; an initial tirzepatide phase was followed by continuation or withdrawal in -4. Their results should not be pooled with the 23% figure.
Menopause therefore does not appear to prevent a response to tirzepatide in the populations studied. This neither predicts your weight loss nor justifies extrapolation to someone with a normal weight who wants to lose a few kilos.
Quels bénéfices potentiels ?
Une perte de poids importante : le tirzépatide fait partie des médicaments pouvant produire une perte de poids substantielle chez des personnes ayant une obésité. Son intérêt ne se limite toutefois pas à la balance, et l’ampleur de la réponse comme la tolérance varient[5].
Moins de graisse abdominale et viscérale : dans une sous-étude DXA de SURMOUNT-1, la graisse viscérale estimée a diminué de 40,1 % sous tirzépatide contre 7,3 % sous placebo à 72 semaines. Elle était estimée par un algorithme DXA, non mesurée directement par scanner ou IRM. Ce petit échantillon n’était pas spécifique à la ménopause. La graisse viscérale en excès est associée aux risques métaboliques et cardiovasculaires : il ne s’agit pas seulement d’une question de silhouette[6].
Certains paramètres métaboliques : la glycémie, la sensibilité à l’insuline, la pression artérielle et certains paramètres lipidiques peuvent s’améliorer chez les personnes concernées. Ces effets sont intéressants lorsque la graisse abdominale s’accompagne d’une dégradation du bilan métabolique, mais ne sont pas des bénéfices spécifiquement ménopausiques ni la garantie de prévenir une maladie chez chacune[2][5].
Des maladies associées à l’obésité : les essais SURMOUNT-OSA ont montré une amélioration de l’apnée obstructive du sommeil modérée à sévère à 52 semaines chez des adultes avec obésité, avec ou sans traitement par pression positive. Ces résultats ne sont pas spécifiques aux femmes ménopausées et ne justifient pas d’arrêter soi-même sa PPC ou un autre traitement de l’apnée[8].
What are the potential benefits?
Substantial weight loss: tirzepatide is among the medicines that can produce substantial weight loss in people with obesity. Its value is not limited to the scales, however, and both response and tolerability vary[5].
Less abdominal and visceral fat: in a SURMOUNT-1 DXA substudy, estimated visceral fat decreased by 40.1% with tirzepatide versus 7.3% with placebo at 72 weeks. It was estimated using a DXA algorithm, not measured directly by CT or MRI. This small sample was not menopause-specific. Excess visceral fat is associated with metabolic and cardiovascular risks: this is more than a question of appearance[6].
Certain metabolic measures: blood glucose, insulin sensitivity, blood pressure and some lipid measures may improve in people affected. These effects can matter when abdominal fat gain accompanies worsening metabolic health, but they are not menopause-specific benefits or a guarantee of preventing disease in everyone[2][5].
Conditions associated with obesity: the SURMOUNT-OSA trials found improvements in moderate-to-severe obstructive sleep apnoea at 52 weeks in adults with obesity, with or without positive airway pressure treatment. These findings are not specific to postmenopausal women and do not justify stopping CPAP or any other sleep-apnoea treatment on your own[8].
Il ne remplace pas les hormones de la ménopause
Le tirzépatide ne remplace pas les œstrogènes et ne restaure pas le fonctionnement ovarien. Ce n’est pas un traitement destiné à agir directement sur les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale ou les autres symptômes liés à la diminution des hormones sexuelles. Son action concerne essentiellement l’appétit, la satiété, le métabolisme et le poids[2].
Une amélioration du sommeil ou du bien-être liée à une meilleure santé globale est possible chez certaines personnes ; ce n’est pas une preuve que le médicament traite les symptômes de ménopause. Ceux-ci méritent leur propre évaluation et une discussion sur les options adaptées.
It does not replace menopause hormones
Tirzepatide does not replace oestrogen or restore ovarian function. It is not a treatment intended to act directly on hot flashes, vaginal dryness or other symptoms caused by declining sex hormones. Its main action concerns appetite, fullness, metabolism and weight[2].
Some people may experience better sleep or wellbeing as their overall health improves; this is not evidence that the medicine treats menopause symptoms. Those symptoms deserve their own assessment and a discussion of appropriate options.
Quels effets indésirables ?
Les effets indésirables fréquents sont surtout digestifs, notamment au début et lors des augmentations de dose : nausées, diarrhées, constipation, vomissements, douleurs abdominales, ballonnements, reflux, éructations et diminution de l’appétit. Ils sont souvent légers à modérés et peuvent s’atténuer avec le temps, mais ils ne sont pas toujours bénins[2].
Des vomissements ou diarrhées importants peuvent provoquer une déshydratation et une atteinte rénale aiguë. Une baisse excessive des apports, notamment chez une personne ayant déjà peu d’appétit, peut devenir problématique. Signalez les symptômes persistants, les difficultés à boire ou manger et une perte de force ; ne cherchez pas à « supporter à tout prix » ou à ajuster seule les doses.
Les maladies digestives sévères, dont la gastroparésie sévère, nécessitent une attention particulière : elles n’ont pas été étudiées et l’EMA recommande la prudence. Aux États-Unis, le label indique que le traitement n’est pas recommandé en cas de gastroparésie sévère. Ces formulations ne sont pas une contre-indication absolue identique dans tous les pays[2][3].
What are the side effects?
Common side effects are mainly digestive, particularly when starting and during dose increases: nausea, diarrhoea, constipation, vomiting, abdominal pain, bloating, reflux, belching and reduced appetite. They are often mild to moderate and may ease over time, but they are not always harmless[2].
Significant vomiting or diarrhoea can cause dehydration and acute kidney injury. A marked reduction in food intake, particularly in someone who already has little appetite, can become a problem. Report persistent symptoms, difficulty drinking or eating, and loss of strength; do not try to “push through at all costs” or adjust doses on your own.
Severe digestive disease, including severe gastroparesis, needs particular attention: these conditions have not been studied and the EMA advises caution. In the United States, the label says treatment is not recommended in severe gastroparesis. These statements are not an identical absolute contraindication in every country[2][3].
Moins fréquents, mais plus sérieux
Des pancréatites aiguës, problèmes de vésicule biliaire et réactions allergiques graves ont été rapportés. Une suspicion de pancréatite impose l’arrêt du tirzépatide et une évaluation urgente ; si elle est confirmée, le traitement ne doit pas être repris selon l’EMA. Un antécédent de pancréatite doit être signalé. L’hypoglycémie concerne surtout l’association avec l’insuline ou les sulfamides hypoglycémiants[2].
Signalez le médicament avant toute anesthésie ou sédation : la vidange gastrique retardée peut augmenter le risque d’aspiration du contenu gastrique. L’équipe détermine les précautions adaptées ; n’improvisez pas un arrêt ou une reprise.
Avertissement américain sur la thyroïde : les labels américains comportent un avertissement encadré concernant des tumeurs des cellules C observées chez le rat, dont la pertinence chez l’humain est inconnue. Ils contre-indiquent le traitement en cas d’antécédent personnel ou familial de carcinome médullaire thyroïdien ou de néoplasie endocrinienne multiple de type 2 (MEN2). Ce n’est pas la démonstration d’un cancer thyroïdien humain causé par le médicament. Cette liste américaine ne doit pas être transposée automatiquement à l’UE, où la contre-indication du RCP est l’hypersensibilité au produit[2][3][4].
La prescription doit donc être précédée d’une évaluation des antécédents, des autres médicaments, de la nutrition et du rapport bénéfices/risques, puis accompagnée d’un suivi.
Less common, but more serious
Acute pancreatitis, gallbladder problems and serious allergic reactions have been reported. Suspected pancreatitis requires stopping tirzepatide and urgent assessment; if confirmed, treatment must not be restarted according to the EMA. Tell your clinician about a history of pancreatitis. Hypoglycaemia is mainly a concern when treatment is combined with insulin or sulfonylureas[2].
Tell the team about the medicine before any anaesthesia or sedation: delayed stomach emptying may increase the risk of aspiration of stomach contents. The team decides which precautions are appropriate; do not improvise stopping or restarting treatment.
US thyroid warning: US labels carry a boxed warning about C-cell tumours observed in rats, with unknown relevance to humans. They contraindicate treatment in people with a personal or family history of medullary thyroid carcinoma or multiple endocrine neoplasia type 2 (MEN2). This is not proof that the medicine causes thyroid cancer in humans. The US list should not automatically be applied to the EU, where the product information lists hypersensitivity to the product as the contraindication[2][3][4].
Prescribing therefore requires an assessment of medical history, other medicines, nutrition and the benefit–risk balance, followed by monitoring.
Quand demander une aide rapide
When to seek prompt help
- Douleur abdominale intense et persistante, pouvant irradier dans le dos, avec ou sans vomissements : demandez une évaluation urgente pour une possible pancréatite ; en cas de suspicion, le traitement doit être arrêté.
- Difficulté à respirer, gonflement du visage, des lèvres, de la langue ou de la gorge, malaise : appelez immédiatement les urgences pour une possible réaction allergique grave (15/112 en France, services locaux ailleurs).
- Vomissements ou diarrhées persistants, impossibilité de garder des liquides, urines très réduites ou étourdissements importants : demandez rapidement un avis médical ; une déshydratation ou une atteinte rénale peut nécessiter des soins. Une douleur abdominale avec fièvre ou jaunisse mérite également une évaluation rapide[2].
- Severe, persistent abdominal pain, which may radiate to the back, with or without vomiting: seek urgent assessment for possible pancreatitis; if suspected, treatment must be stopped.
- Difficulty breathing, swelling of the face, lips, tongue or throat, or feeling faint: call emergency services immediately for a possible serious allergic reaction (15/112 in France, local services elsewhere).
- Persistent vomiting or diarrhoea, inability to keep fluids down, very little urine or significant dizziness: seek prompt medical advice; dehydration or kidney injury may require treatment. Abdominal pain with fever or jaundice also needs prompt assessment[2].
Grossesse et contraception : ne pas oublier
Une grossesse reste possible pendant la périménopause. Le tirzépatide n’est pas recommandé pendant la grossesse ; contactez le prescripteur en cas de grossesse ou de projet. Selon l’EMA, il doit être arrêté en cas de grossesse et au moins un mois avant une grossesse planifiée. Une contraception est recommandée pendant le traitement[2].
Les recommandations sur la pilule diffèrent : le RCP européen considère la baisse d’exposition aux contraceptifs oraux observée après une dose unique comme non cliniquement pertinente et ne demande pas d’ajustement. Les labels américains de Mounjaro et Zepbound recommandent une méthode non orale ou l’ajout d’une méthode barrière pendant quatre semaines après le début et quatre semaines après chaque augmentation de dose. Cette consigne américaine n’est pas le texte actuel du RCP européen. Faites vérifier la recommandation applicable à votre situation et à votre pays ; en cas de vomissements ou diarrhées, suivez aussi les instructions propres à votre contraceptif[2][3][4].
Pregnancy and contraception: still important
Pregnancy remains possible during perimenopause. Tirzepatide is not recommended during pregnancy; contact your prescriber if you become pregnant or plan a pregnancy. According to the EMA, it must be stopped if pregnancy occurs and at least one month before a planned pregnancy. Contraception is recommended during treatment[2].
Advice about the pill differs: EU product information considers the reduction in oral-contraceptive exposure observed after a single dose not clinically relevant and does not require an adjustment. US Mounjaro and Zepbound labels recommend a non-oral method or adding a barrier method for four weeks after starting and four weeks after each dose increase. This US advice is not the wording of the current EU product information. Ask which recommendation applies to your circumstances and country; if you have vomiting or diarrhoea, also follow your contraceptive’s own instructions[2][3][4].
Masse maigre ne veut pas dire muscle
Lorsqu’une personne perd beaucoup de poids, elle ne perd pas uniquement de la graisse. Dans la sous-étude DXA de SURMOUNT-1, 160 participants avaient des mesures initiales et finales : 124 sous tirzépatide, doses regroupées, et 36 sous placebo. L’échantillon comptait 73 % de femmes, mais n’était pas spécifique à la ménopause[6].
À 72 semaines, la masse grasse avait diminué de 33,9 % et la masse maigre de 10,9 % sous tirzépatide, contre 8,2 % et 2,6 % sous placebo. Ces pourcentages portent chacun sur leur masse initiale respective : ils ne s’additionnent pas. Environ 75 % du poids perdu correspondait à de la graisse et 25 % à de la masse maigre, en moyenne, et non chez chaque personne.
La masse maigre mesurée par DXA inclut l’eau, les organes et d’autres tissus maigres : elle n’est pas une mesure directe de la masse ou de la force musculaire. Ces résultats ne signifient pas que Mounjaro « détruit les muscles », ni que 25 % du poids perdu était du muscle. Une correction de la publication concerne les unités d’une figure, à lire en kg et non en %, sans modifier ces chiffres d’abstract[7].
La préservation de la force et des muscles reste particulièrement importante avec l’âge. Une alimentation suffisante, des protéines adaptées à vos besoins et à votre santé, une activité régulière et un renforcement musculaire progressif adapté à vos capacités sont des pistes à discuter avec le professionnel ou un diététicien. Cette sous-étude ne démontre pas qu’elles empêchent toute perte de masse maigre. Il n’y a pas de cible universelle de protéines ou de programme rigide à suivre sur la seule base de cet article.
Lean mass does not mean muscle
Substantial weight loss involves more than fat loss. In the SURMOUNT-1 DXA substudy, 160 participants had baseline and final measurements: 124 receiving tirzepatide, with doses pooled, and 36 receiving placebo. The sample was 73% female but was not menopause-specific[6].
At 72 weeks, fat mass had decreased by 33.9% and lean mass by 10.9% with tirzepatide, versus 8.2% and 2.6% with placebo. Each percentage refers to its own respective baseline mass: they do not add together. Approximately 75% of weight lost was fat and 25% was lean mass, on average, not in every individual.
DXA lean mass includes water, organs and other lean tissues: it is not a direct measurement of muscle mass or strength. These findings do not mean that Mounjaro “destroys muscles”, or that 25% of the weight lost was muscle. A published correction concerns a figure’s units, which should read kg rather than %, without changing these abstract figures[7].
Protecting strength and muscle remains especially important with age. Adequate food intake, protein suited to your needs and health, regular activity and gradual resistance training adapted to your abilities are approaches to discuss with a clinician or dietitian. This substudy does not demonstrate that they prevent all lean-mass loss. There is no universal protein target or rigid exercise programme to follow solely on the basis of this article.
Une silhouette qui change n’est pas toujours une indication
Une femme peut avoir un poids normal et constater après la ménopause que son ventre est plus rond ou sa taille moins marquée. Cela ne signifie pas nécessairement qu’elle ait un problème de poids justifiant un médicament.
Les essais montrant des pertes importantes concernent des populations répondant à des critères médicaux précis. L’amaigrissement esthétique à IMC normal n’est pas une indication de gestion du poids dans l’UE, et nous ne disposons pas des mêmes preuves de bénéfice et de sécurité pour perdre simplement deux, trois ou quatre kilos. Une forte baisse d’appétit peut alors favoriser des apports insuffisants et compromettre la préservation des tissus maigres et de la force[2][5][6].
Le poids et la composition corporelle ne sont pas la même chose. À poids presque stable, on peut avoir davantage de graisse abdominale, moins de muscle et une répartition différente des graisses. Faire descendre la balance n’est donc pas toujours la meilleure stratégie.
Selon votre situation, il peut être plus pertinent de suivre le tour de taille, la force et les capacités physiques, ainsi que le bilan métabolique, plutôt que de chercher un chiffre idéal. Une mesure de composition corporelle peut parfois aider si elle est interprétée correctement, mais n’est pas obligatoire pour toutes. Alimentation, protéines adaptées, renforcement, activité physique et sommeil peuvent soutenir une santé durable sans objectif de perte de poids systématique[1].
A changing shape is not always an indication
A woman can have a normal weight and notice a rounder abdomen or a less defined waist after menopause. This does not necessarily mean she has a weight problem that calls for medication.
Trials showing substantial losses involved people who met specific medical criteria. Cosmetic weight loss at a normal BMI is not an EU weight-management indication, and we do not have the same evidence of benefit and safety for losing just two, three or four kilos. A sharp reduction in appetite could lead to insufficient nutrition and undermine the preservation of lean tissues and strength[2][5][6].
Weight and body composition are not the same thing. At almost the same weight, someone can have more abdominal fat, less muscle and a different fat distribution. Lowering the number on the scales is therefore not always the best strategy.
Depending on your circumstances, following waist size, strength and physical function, alongside metabolic health, may be more useful than chasing an ideal number. A body-composition measurement can sometimes help when interpreted properly, but is not necessary for everyone. Food, appropriate protein intake, resistance training, physical activity and sleep can support lasting health without a routine weight-loss goal[1].
La bonne question n’est pas toujours « perdre plus »
Mounjaro peut être efficace chez certaines femmes ménopausées ayant une obésité ou un surpoids avec comorbidité répondant aux indications. Les données montrent des diminutions importantes du poids, du tour de taille et de la graisse, ainsi que des améliorations métaboliques dans les populations étudiées. Elles ne garantissent ni la même réponse chez chacune ni un bénéfice pour l’amaigrissement esthétique à poids normal.
Ce n’est pas un traitement hormonal de la ménopause. Les effets digestifs, les risques plus sérieux et la perte possible de masse maigre méritent une attention réelle. L’utilisation se discute au cas par cas avec un professionnel, selon le poids de départ, l’IMC, le tour de taille, la nutrition, la force, les maladies associées et le rapport bénéfices/risques.
Après la ménopause, la question n’est pas toujours « Comment perdre davantage de poids ? », mais parfois « Comment diminuer ma graisse abdominale tout en préservant ou en améliorant ma force et ma masse musculaire ? » Ces objectifs ne nécessitent pas forcément la même stratégie.
The right question is not always “lose more”
Mounjaro can be effective in some postmenopausal women with obesity or overweight and a comorbidity who meet the approved indications. The data show substantial reductions in weight, waist size and fat, alongside metabolic improvements in the populations studied. They do not guarantee the same response in everyone or a benefit from cosmetic weight loss at a normal weight.
It is not menopause hormone therapy. Digestive side effects, more serious risks and possible lean-mass loss deserve genuine attention. Use should be discussed individually with a clinician, considering starting weight, BMI, waist size, nutrition, strength, associated conditions and the benefit–risk balance.
After menopause, the question is not always “How can I lose more weight?”, but sometimes “How can I reduce abdominal fat while preserving or improving my strength and muscle mass?” Those goals do not necessarily call for the same strategy.
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Sources et limites
Sources and limits
Sélection narrative de sources primaires et de documents réglementaires vérifiés le 30 septembre 2026, non une revue systématique originale ni un avis personnalisé. Les analyses post hoc et les petits sous-échantillons ont des limites ; les indications et précautions peuvent évoluer et diffèrent selon le pays.
Narrative selection of primary sources and regulatory documents checked on 30 September 2026, not an original systematic review or personalised advice. Post hoc analyses and small subsamples have limitations; approved uses and precautions may change and differ between countries.
- [1]Greendale GA et al. Changes in body composition and weight during the menopause transition. JCI Insight. 2019. DOI: 10.1172/jci.insight.124865. PMID 30843880. Texte intégral.
- [2]Agence européenne des médicaments (EMA). Mounjaro : indications, mécanisme et sécurité. EPAR ; RCP (anglais), sections 4.1, 4.3–4.6 et 5.1.
- [3]Eli Lilly. Mounjaro : information de prescription américaine (révision août 2026).
- [4]Eli Lilly. Zepbound : information de prescription américaine (révision août 2026).
- [5]Tchang BG et al. Body weight reduction in women treated with tirzepatide by reproductive stage: a post hoc analysis from the SURMOUNT program. Obesity. 2025;33:851–860. DOI: 10.1002/oby.24254. PMID 40074721. Texte intégral.
- [6]Look M et al. Body composition changes during weight reduction with tirzepatide in the SURMOUNT-1 study of adults with obesity or overweight. Diabetes Obes Metab. 2025;27:2720–2729. DOI: 10.1111/dom.16275. PMID 39996356. Texte intégral.
- [7]Correction de Look et al. : unités des axes de la figure 4. 2025. DOI: 10.1111/dom.70050. PMID 40832789.
- [8]Malhotra A et al. Tirzepatide for the Treatment of Obstructive Sleep Apnea and Obesity. N Engl J Med. 2024. DOI: 10.1056/NEJMoa2404881. PMID 38912654.