Je prends un traitement hormonal, pourquoi ai-je encore des symptômes ?
I take menopause hormone therapy: why do I still have symptoms?
Bouffées, sommeil difficile, sécheresse ou fatigue : quels soins et approches douces envisager sans confondre confort et efficacité prouvée, ni modifier seule votre traitement ?
Hot flashes, difficult sleep, dryness or fatigue: which care and complementary approaches merit discussion without confusing comfort with proven benefit or changing treatment on your own?
Le traitement hormonal de la ménopause (THM) peut soulager certains symptômes, notamment les bouffées de chaleur. Il n’efface pas forcément chaque problème de santé ou chaque difficulté du quotidien. Le délai depuis le début du traitement, la façon dont il est utilisé, la tolérance et d’autres causes possibles comptent dans l’évaluation[1][2].
À retenir : si des symptômes continuent sous THM, faites le point avec la personne qui vous le prescrit. Une revue est habituellement prévue à 3 mois et peut être avancée si les symptômes restent gênants ou si des effets indésirables apparaissent. Des options non hormonales et des pratiques de confort existent, mais les preuves diffèrent et il n’existe pas de résultat garanti pour toutes.
Menopausal hormone therapy (MHT, also called HRT) can ease some symptoms, particularly hot flashes. It does not necessarily resolve every health problem or daily difficulty. Time since starting, how treatment is used, tolerability and other possible causes all matter in an assessment[1][2].
In short: if symptoms continue on MHT, review them with your prescriber. A review is usually due at 3 months and can happen earlier when symptoms remain troublesome or side effects arise. Nonhormonal options and comfort practices exist, but evidence differs and no single outcome is guaranteed for everyone.
Le traitement ne se juge pas en un jour
Selon le NHS, certains symptômes peuvent commencer à s’améliorer en quelques jours ou semaines, tandis que la réponse et les effets indésirables varient. Cela ne veut pas dire qu’il faut endurer des symptômes importants pendant trois mois : NICE recommande de revoir chaque traitement à 3 mois pour vérifier son efficacité et sa tolérance, puis chaque année, avec une consultation plus précoce si le traitement n’aide pas, provoque des effets indésirables ou soulève une inquiétude[1][2].
Notez la date de début ou de changement et les symptômes précis qui évoluent ou non. Une amélioration partielle n’est ni une preuve que le traitement est « mal dosé », ni une raison de modifier vous-même son utilisation.
Do not judge treatment in a day
According to the NHS, some symptoms may begin to improve after days or weeks, while response and side effects vary. This does not mean enduring severe symptoms for three months: NICE recommends reviewing each treatment at 3 months to check benefit and tolerability, then annually, with an earlier appointment if it is not helping, causes side effects or raises concerns[1][2].
Record when you started or changed treatment and which symptoms have or have not shifted. Partial improvement is neither proof that your dose is wrong nor a reason to change how you use it yourself.
Revoir le traitement sans improviser
Avec le prescripteur, examinez le type de THM, sa voie d’administration, son schéma, la date des changements, les prises oubliées, l’application réelle si vous utilisez un dispositif cutané et les effets indésirables. Une utilisation irrégulière ou des difficultés d’application peuvent entrer en jeu ; une absorption ou une réponse individuelle différente est possible, sans pouvoir être déduite de vos symptômes seuls. La présence d’un utérus, les antécédents et les autres médicaments comptent également. Le professionnel peut déterminer si le plan est adapté et s’il faut un avis spécialisé[1].
Ne doublez pas une prise oubliée, ne changez pas de formulation ou de dose et n’arrêtez pas le traitement sur la base de cet article : demandez conseil pour votre situation précise.
Review treatment without guesswork
With your prescriber, review your MHT type, route, schedule, dates of changes, missed doses, actual application if using a skin product and side effects. Inconsistent use or application problems can matter; individual absorption or response can also differ, but symptoms alone cannot establish the cause. Whether you have a uterus, your medical history and other medicines also matter. A clinician can assess whether the plan fits and whether specialist advice is needed[1].
Do not double a missed dose, switch formulation or dose, or stop treatment on the basis of this article: ask for advice specific to you.
Tous les symptômes ne répondent pas pareil
Le THM peut aider les symptômes vasomoteurs, mais il ne garantit pas la disparition d’une fatigue, de douleurs, d’une insomnie indépendante des sueurs, d’un trouble de l’humeur ou de difficultés de mémoire. Une revue systématique des essais sur la cognition rapporte des résultats variables selon la formulation et le moment de début : elle ne démontre pas une amélioration cognitive universelle[3]. Une dépression diagnostiquée exige une prise en charge propre, même si la ménopause joue un rôle[1].
Selon les signes, demandez si une insomnie ou une apnée du sommeil, une maladie thyroïdienne, une anémie, une infection, une dépression ou l’effet d’un médicament pourrait contribuer. Le but n’est pas de vous autodiagnostiquer ni de multiplier les analyses sans raison, mais de ne pas attribuer automatiquement chaque symptôme aux hormones.
Not all symptoms respond alike
MHT may help vasomotor symptoms, but it does not guarantee that fatigue, pain, insomnia unrelated to night sweats, mood disorders or memory difficulties will disappear. A systematic review of cognition trials reports varying findings by formulation and timing: it does not establish universal cognitive improvement[3]. Diagnosed depression needs its own care even if menopause plays a part[1].
Depending on your signs, ask whether insomnia or sleep apnoea, thyroid disease, anaemia, infection, depression or a medicine's effect could contribute. The aim is not to diagnose yourself or order tests indiscriminately, but to avoid attributing every symptom automatically to hormones.
La sécheresse peut demander une attention locale
Sécheresse vaginale, brûlures ou douleurs pendant les rapports peuvent persister malgré un THM général. NICE recommande de proposer un œstrogène vaginal pour les symptômes génito-urinaires de la ménopause, y compris chez les personnes sous THM systémique, après discussion adaptée aux antécédents ; lubrifiants et hydratants vaginaux peuvent aussi être envisagés. Une revue d’essais a observé une amélioration de plusieurs critères sous œstrogène vaginal, mais ses données de sécurité à long terme restent limitées[1][4].
Une douleur, des pertes inhabituelles ou des symptômes urinaires peuvent aussi avoir d’autres causes : faites-les évaluer. Ne commencez pas seule un traitement local, notamment si vous avez des antécédents de cancer hormonodépendant.
Dryness may need local attention
Vaginal dryness, burning or pain during sex can persist despite systemic MHT. NICE recommends offering vaginal oestrogen for menopausal genitourinary symptoms, including for people on systemic MHT, after discussion tailored to medical history; vaginal lubricants and moisturisers may also be considered. A trial review found improvement in several outcomes with vaginal oestrogen, but long-term safety data remain limited[1][4].
Pain, unusual discharge or urinary symptoms can also have other causes: have them assessed. Do not start local treatment on your own, particularly if you have a history of hormone-sensitive cancer.
Des soins non hormonaux à discuter
Bouffées et sueurs nocturnes : si elles restent pénibles, demandez une revue du THM avant de chercher seule un autre produit. Selon les antécédents et le pays, des options sur prescription comprennent certains antidépresseurs ISRS/IRSN, la gabapentine ou un antagoniste des récepteurs NK3 (comme le fézolinetant). L’oxybutynine dispose de données plus limitées et comporte notamment des effets anticholinergiques à considérer. La disponibilité, les interactions et les contre-indications se vérifient avec le professionnel ; on n’ajoute ni ne remplace un médicament sans lui. Pour le fézolinetant, des atteintes hépatiques ont motivé des recommandations européennes de contrôles du foie avant et pendant le traitement[7][9].
Gêne des bouffées et sommeil : la TCC spécifique à la ménopause, recommandée comme option par NICE, peut aider à mieux vivre les bouffées et les troubles du sommeil associés ; une TCC de l’insomnie (TCC-I) peut être envisagée si l’insomnie persiste, après évaluation. Un essai de TCC-I chez 106 femmes a amélioré le sommeil et la gêne liée aux bouffées, sans différence de fréquence des bouffées entre les groupes. L’hypnose clinique a aussi des données favorables pour les bouffées dans la synthèse de la Menopause Society. Une diminution de la gêne ou une meilleure qualité de vie ne signifie pas forcément que la fréquence des bouffées baisse chez chacune[1][7][14].
Sécheresse ou douleurs intimes : discuter hydratants vaginaux et lubrifiants, l’évaluation d’une douleur persistante et, lorsque c’est pertinent, une rééducation du plancher pelvien avec une personne qualifiée. Ce sont des pistes distinctes de l’œstrogène vaginal à discuter avec le prescripteur. Le laser vaginal ne doit pas être proposé en routine pour ces symptômes selon NICE, sauf dans le cadre d’un essai randomisé ; pour la radiofréquence, bénéfices et sécurité à long terme restent trop incertains pour la considérer comme solution éprouvée[1][13].
Nonhormonal care to discuss
Hot flashes and night sweats: if they remain troublesome, ask for an MHT review before searching for another product on your own. Depending on history and country, prescription options include certain SSRIs/SNRIs, gabapentin or an NK3-receptor antagonist (such as fezolinetant). Oxybutynin has more limited evidence and anticholinergic effects to consider. Check availability, interactions and contraindications with a clinician; do not add or switch medicines on your own. Reports of liver injury with fezolinetant led to European recommendations for liver checks before and during treatment[7][9].
Hot-flash distress and sleep: menopause-specific CBT, recommended as an option by NICE, may help with the impact of hot flashes and associated sleep difficulties; CBT for insomnia (CBT-I) may be considered for continuing insomnia after assessment. In a CBT-I trial with 106 women, sleep and hot-flash interference improved without a between-group difference in flash frequency. Clinical hypnosis also has supportive hot-flash evidence in the Menopause Society review. Less distress or better quality of life does not necessarily mean fewer flashes for everyone[1][7][14].
Dryness or intimate pain: discuss vaginal moisturisers and lubricants, assessment of persistent pain and, when appropriate, pelvic-floor physiotherapy with a qualified practitioner. These are separate from vaginal oestrogen, to discuss with the prescriber. NICE advises against routine vaginal laser treatment for these symptoms except in a randomised trial; benefits and long-term safety of radiofrequency remain too uncertain for it to be treated as a proven solution[1][13].
Bien-être réel, preuves à distinguer
Activité aérobie, renforcement musculaire, marche, yoga ou tai-chi peuvent être choisis pour la force, l’équilibre, la santé générale ou le plaisir. Méditation, pleine conscience et respiration lente peuvent aider certaines personnes à se détendre ou à mieux traverser une période difficile. Cela ne démontre pas qu’ils traitent de façon fiable les bouffées : la Menopause Society ne les recommande pas comme traitements spécifiques des symptômes vasomoteurs sur la base des études disponibles, et déconseille aussi la respiration cadencée pour cette indication. Cette limite ne retire pas leur intérêt possible pour le bien-être[7].
Acupuncture : certaines personnes apprécient les séances. Une revue Cochrane trouvait des résultats meilleurs que l’absence de soin mais pas de différence convaincante face à une acupuncture simulée pour la fréquence des bouffées, avec des preuves de qualité faible ou très faible. Il est donc raisonnable d’en parler comme pratique de confort éventuelle, pas comme alternative démontrée au traitement des bouffées ; choisir un praticien qualifié et signaler anticoagulants ou autres risques[8].
Real wellbeing, different levels of evidence
Aerobic activity, resistance training, walking, yoga or tai chi can be chosen for strength, balance, general health or enjoyment. Meditation, mindfulness and slow breathing may help some people unwind or cope with a difficult period. That does not show they reliably treat hot flashes: on the available evidence the Menopause Society does not recommend them as specific vasomotor-symptom treatments, and also advises against paced respiration for that purpose. This limitation does not erase their potential value for wellbeing[7].
Acupuncture: some people value their sessions. A Cochrane review found better results than no treatment but no convincing difference versus sham acupuncture for hot-flash frequency, with low- or very-low-quality evidence. It can be discussed as a possible comfort practice, not a proven alternative for treating flashes; choose a qualified practitioner and mention blood thinners or other risks[8].
« Naturel » ne veut pas dire sans risque
La naturopathie regroupe des pratiques très diverses : parler alimentation, sommeil et activité avec un professionnel qualifié peut soutenir des objectifs de santé ; un diététicien peut aider si l’alimentation pose question. Mais le paquet « détox », « rééquilibrage hormonal » ou tests non validés n’a pas d’efficacité démontrée comme traitement des symptômes persistants. Les hormones dites « bio-identiques » préparées sur mesure ne sont pas automatiquement plus sûres ni mieux dosées qu’un médicament réglementé. Aucune approche globale ne remplace l’évaluation d’une anémie, d’un saignement ou d’une dépression[7][12].
Les compléments de soja/isoflavones et de trèfle rouge (phytoœstrogènes), l’actée à grappes noires, la sauge, le houblon et l’huile d’onagre sont souvent proposés. Les préparations et études diffèrent : NICE reconnaît un signal possible pour isoflavones et actée, mais souligne l’incertitude de sécurité et les interactions ; la Menopause Society ne recommande pas les compléments et plantes pour traiter les bouffées faute de bénéfice assez fiable. Le trèfle rouge et l’onagre ont des résultats insuffisants ou inconstants ; la sauge et le houblon ne sont pas des solutions prouvées. Signalez toute plante au prescripteur, particulièrement avec antécédent ou risque de cancer hormonodépendant, maladie du foie ou autres médicaments. L’actée a fait l’objet de signalements de problèmes hépatiques ; le millepertuis peut interagir dangereusement avec des médicaments, notamment des antidépresseurs, et réduire l’effet de certains traitements[1][7][10].
Vitamine D en cas de carence documentée, oméga-3 ou magnésium peuvent être discutés selon les besoins nutritionnels, mais aucun n’est un remède établi aux bouffées persistantes. Ne commencez pas de supplément pour « corriger les hormones » sans vérifier utilité, qualité et interactions[7].
“Natural” does not mean risk-free
Naturopathy covers very different practices: discussing food, sleep and activity with a qualified professional may support health goals; a dietitian can help with nutrition questions. But “detox”, “hormone balancing” packages and unvalidated tests have not been shown to treat persistent symptoms. Custom-compounded “bioidentical” hormones are not automatically safer or more precisely dosed than regulated medicines. No bundled approach replaces assessment for anaemia, bleeding or depression[7][12].
Soy/isoflavone and red-clover supplements (phytoestrogens), black cohosh, sage, hops and evening primrose oil are commonly marketed. Preparations and studies differ: NICE recognises a possible signal for isoflavones and black cohosh but stresses uncertain safety and interactions; the Menopause Society does not recommend herbs and supplements for hot flashes because benefits are not sufficiently reliable. Evidence for red clover and evening primrose is inconsistent or insufficient; sage and hops are not proven solutions. Tell your prescriber about every herb, particularly with a history of or risk for hormone-sensitive cancer, liver disease or other medicines. Liver problems have been reported with black cohosh; St John's wort can interact dangerously with medicines, including antidepressants, and reduce the effectiveness of some treatments[1][7][10].
Vitamin D for a documented deficiency, omega-3 or magnesium can be discussed according to nutritional needs, but none is an established remedy for persistent hot flashes. Do not start supplements to “fix hormones” without checking usefulness, quality and interactions[7].
Choisir sans confondre confort et traitement
Homéopathie : il n’existe pas de preuve fiable d’une efficacité spécifique au-delà d’un placebo pour les symptômes ménopausiques. Ostéopathie, chiropraxie, réflexologie, massage, reiki et aromathérapie peuvent plaire comme moments de détente à certaines personnes, sans preuve solide qu’ils corrigent le mécanisme des bouffées ou remplacent une prise en charge. Il serait aussi abusif de prétendre que chaque pratique ou chaque séance a les mêmes effets : les méthodes et les risques diffèrent. Vérifiez la formation du praticien ; prudence avec manipulations vigoureuses, allergies aux huiles, peau sensible et produits ingérés. N’avalez pas d’huiles essentielles pour ces symptômes[7][11].
Ce panorama des approches courantes n’est pas exhaustif. Vous pouvez choisir ce qui soutient votre confort, selon vos envies et vos moyens, sans obligation d’achat et sans retarder le suivi médical. Devant des symptômes persistants, demandez : « Quel bénéfice précis attend-on, quelle qualité de preuve, quel risque avec mes traitements, et quand réévaluer ? »
Choosing without confusing comfort and treatment
Homeopathy: there is no reliable evidence of a menopause-specific benefit beyond placebo. Osteopathy, chiropractic care, reflexology, massage, reiki and aromatherapy may appeal as relaxation experiences to some people, without robust evidence that they correct the cause of hot flashes or replace medical care. It would also be wrong to assume every practice or session has identical effects: methods and risks differ. Check the practitioner's training; use caution with forceful manipulation, oil allergies, sensitive skin and ingested products. Do not swallow essential oils to treat these symptoms[7][11].
This overview of common approaches is not exhaustive. You can choose what supports your comfort, according to your preferences and budget, without pressure to buy or delay medical follow-up. For persistent symptoms, ask: “What specific benefit is expected, how strong is the evidence, what risks apply with my medicines, and when should we reassess?”
Un bilan plus utile, ensemble
Apportez si possible l’ordonnance et les emballages, vos dates de début ou de modification, une courte liste des symptômes (fréquence, intensité, impact), des saignements, des prises manquées ou difficultés d’application, des effets indésirables, des autres médicaments et compléments, ainsi que vos antécédents pertinents.
- « Quels symptômes ce traitement est-il censé améliorer dans mon cas, et à quel horizon ? »
- « Faut-il vérifier l’usage, la tolérance ou une autre cause de mes symptômes ? »
- « La sécheresse ou les douleurs justifient-elles une évaluation et une option locale ? »
- « Quand refaire le point et quels signes doivent me faire consulter avant ? »
Pour le sommeil et les bouffées, une TCC spécifique à la ménopause peut être discutée comme option complémentaire selon NICE ; ce n’est ni une garantie de résultat ni un substitut automatique au suivi médical[1].
A more useful review together
Bring your prescription and packaging if possible, start or change dates, a brief symptom list (frequency, severity, impact), any bleeding, missed doses or application difficulties, side effects, other medicines and supplements, and relevant medical history.
- “Which symptoms is this treatment intended to improve for me, and when?”
- “Should we check how I use it, its tolerability or other possible causes?”
- “Do dryness or pain call for assessment and a local option?”
- “When should we review again, and what signs mean I should seek advice earlier?”
Menopause-specific CBT for sleep difficulties associated with vasomotor symptoms or for hot flashes can be discussed as an additional option under NICE guidance; it is neither a guaranteed result nor an automatic substitute for medical follow-up[1].
Quand ne pas attendre le prochain contrôle
When not to wait for the next review
Saignements : de petites pertes irrégulières peuvent survenir durant les 6 premiers mois d’un THM systémique ou les 3 mois suivant un changement de dose ou de préparation. Signalez-les lors du suivi ; demandez rapidement un avis si elles persistent ou débutent au-delà de ces délais, deviennent abondantes ou vous inquiètent. Un saignement après la ménopause ne doit pas être automatiquement attribué au THM. Selon le schéma séquentiel, un saignement de privation prévu peut être attendu : précisez votre schéma au professionnel[1][5].
Bleeding: irregular spotting can occur during the first 6 months of systemic MHT or within 3 months of a dose or preparation change. Report it at review; seek prompt advice if it continues or begins beyond these windows, becomes heavy or concerns you. Do not automatically attribute postmenopausal bleeding to MHT. Planned withdrawal bleeding can occur with a sequential regimen: explain your regimen to your clinician[1][5].
Urgence : une jambe douloureuse et gonflée d’un seul côté peut évoquer une thrombose ; un essoufflement soudain, une douleur thoracique ou un malaise impose d’appeler immédiatement les urgences (15/112 en France). Une faiblesse soudaine d’un côté ou un trouble de la parole exige aussi une aide urgente. Si vous pensez à vous faire du mal ou ne pouvez pas assurer votre sécurité, contactez immédiatement les urgences ou une ligne de crise et une personne de confiance ; en France, 3114 est joignable 24 h/24, 7 j/7. Ailleurs, contactez vos services locaux[6].
Emergency: a painful swollen leg on one side may indicate a clot; sudden breathlessness, chest pain or collapse means calling emergency services now (15/112 in France). Sudden one-sided weakness or speech trouble also needs urgent help. If you might harm yourself or cannot keep yourself safe, contact emergency services or a crisis line immediately and tell someone you trust; in France, 3114 is available 24/7. Elsewhere, contact your local services[6].
FAQ — faire le point
FAQ — taking stock
Combien de temps attendre avant de faire le point sur un THM ?How long should I wait before reviewing MHT?
Les effets peuvent apparaître progressivement. NICE recommande un bilan à 3 mois pour évaluer efficacité et tolérance, puis chaque année si tout va bien. Demandez une revue plus tôt si les symptômes restent gênants ou si des effets indésirables surviennent ; ne changez pas le traitement seule.
Effects can develop gradually. NICE recommends a review at 3 months to assess benefit and tolerability, then annually if all is well. Ask for an earlier review if symptoms remain troublesome or side effects arise; do not change treatment on your own.
Pourquoi ai-je encore une sécheresse vaginale sous THM ?Why is vaginal dryness still present on MHT?
Les symptômes génito-urinaires peuvent persister sous THM général. NICE propose de discuter d’un œstrogène vaginal même en cas de THM systémique, selon le contexte médical ; hydratants et lubrifiants sont aussi des options à discuter.
Genitourinary symptoms may persist on systemic MHT. NICE recommends discussing vaginal oestrogen even when using systemic MHT, depending on medical circumstances; moisturisers and lubricants are also options to discuss.
Dois-je m’inquiéter des saignements sous THM ?Should I worry about bleeding on MHT?
Des saignements irréguliers peuvent survenir au début ou après un changement de préparation. Signalez-les à votre prescripteur ; consultez rapidement s’ils apparaissent au-delà de 6 mois après le début du THM systémique ou 3 mois après un changement, s’ils deviennent abondants ou s’ils vous inquiètent.
Irregular bleeding may occur when starting or changing treatment. Tell your prescriber; seek prompt advice if it occurs beyond 6 months after starting systemic MHT or 3 months after a change, becomes heavy or worries you.
Quand faut-il demander une aide urgente ?When should I seek urgent help?
Une douleur thoracique soudaine, un essoufflement inexpliqué ou une jambe douloureuse et gonflée nécessitent une aide médicale urgente. Si vous risquez de vous faire du mal ou ne pouvez pas assurer votre sécurité, contactez immédiatement les urgences locales ou une ligne de crise.
Sudden chest pain, unexplained breathlessness or a painful swollen leg need urgent medical help. If you might harm yourself or cannot keep yourself safe, contact local emergency services or a crisis line immediately.
Vous cherchez aussi des options non hormonales ou des médecines douces ? La synthèse de la Menopause Society distingue les méthodes soutenues par des études pour les bouffées des pratiques de confort : voir les rubriques ci-dessus et en parler à votre équipe soignante.
Also looking for nonhormonal or complementary options? The Menopause Society review distinguishes studied hot-flash treatments from comfort practices: see the sections above and discuss them with your care team.
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Sources et limites
Sources and limits
Sélection narrative de recommandations et de revues, non une revue systématique originale ni un conseil personnalisé. Les situations et les parcours de soins varient selon le pays.
Narrative selection of guidelines and reviews, not an original systematic review or personal advice. Individual circumstances and local care pathways vary.
- [1]NICE. Menopause: identification and management (NG23). Recommendations (sections 1.5, 1.8, 1.9).
- [2]NHS. About hormone replacement therapy (HRT).
- [3]Andy C et al. Systematic review and meta-analysis of the effects of menopause hormone therapy on cognition. 2024. PMID 38501109.
- [4]Biehl C et al. A systematic review of the efficacy and safety of vaginal estrogen products for the treatment of genitourinary syndrome of menopause. 2019. PMID 30363010.
- [5]NHS. Side effects of hormone replacement therapy (HRT).
- [6]NHS. Blood clots. 3114 — numéro national de prévention du suicide.
- [7]The North American Menopause Society. The 2023 nonhormone therapy position statement of The North American Menopause Society. PMID 37252752.
- [8]Dodin S et al. Acupuncture for menopausal hot flushes. Cochrane Database Syst Rev. 2013. PMID 23897589.
- [9]European Medicines Agency. Veoza (fezolinetant): risk of drug-induced liver injury and new recommendations on monitoring of liver function before and during treatment. 2025.
- [10]NIH NCCIH. Menopausal Symptoms: In Depth.
- [11]NIH NCCIH. Homeopathy.
- [12]ACOG. Compounded Bioidentical Menopausal Hormone Therapy. Clinical Consensus No. 6, 2023.
- [13]Zerzan NL et al. Energy-based interventions for genitourinary syndrome of menopause: a systematic review of randomized controlled trials and prospective observational studies. 2025. PMID 39774067.
- [14]McCurry SM et al. Telephone-Based Cognitive Behavioral Therapy for Insomnia in Perimenopausal and Postmenopausal Women With Vasomotor Symptoms: A MsFLASH Randomized Clinical Trial. 2016. PMID 27213646.